Anciens spectacles …

INCONNU A CETTE ADRESSE

De Kressman Taylor • Mise en scène Alban Coulaud • Conception décor Isabelle Decoux • Théâtre à partir de 14 ans • Avec Arnaud Chéron, en alternance Guillaume Cantillon Hervé Herpe • Régie Fabrice Chaumeil
 1932. Martin Shulse et Max Eisenstein sont marchands de tableaux en Californie. L’un est Allemand, l’autre Juif Américain, et sont unis par des liens fraternels. Quand Martin décide de rentrer en Allemagne, une correspondance s’établit alors entre eux. Incisif, court et à la mécanique diaboliquement efficace, ce texte nous livre à travers une tragédie intime un témoignage édifiant de l’Histoire : publié en 1938, il y est déjà fait mention de la déportation et des camps de concentration. En 1938, le monde savait déjà tout ça …. Bien que publié tardivement en France par les éditions Autrement en 1999, Inconnu à cette adresse y a connu un succès public immédiat, vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires et circulant de mains en mains. De nombreux spectateurs viendront en connaissance de ce texte, ce qui risque de déflorer les principaux effets dramatiques, et notamment le « coup de théâtre » central. Ainsi, même si nous nous sommes attachés à restituer l’oeuvre en faisant confiance, le plus sobrement possible, à la puissance du texte, notre travail a surtout consisté à donner de la chair et de l’épaisseur aux deux personnages, à décortiquer, lettre après lettre, l’avancée de leur relation et de leurs états intérieurs. Cette nouvelle mise en scène reprend les grands principes de la mise en espace, à savoir, deux comédiens de part et d’autre de l’espace de jeu, deux personnages installés dans leur confort bourgeois, deux lampes que Martin et Max allument et éteignent eux-mêmes (ainsi la lumière devient un vrai signifiant de leur relation). Un face à face sans merci, dans lequel s’immisce un musicien accordéoniste, à la fois arbitre, témoin et bourreau. Le dispositif scénique est augmenté de miroirs, réfléchissant à la fois personnages et spectateurs, confrontant chacun à sa propre image, à sa propre réflexion. Ce kaléidoscope géant est également le support de projection vidéo, nous rapprochant ainsi de la chair, de la terreur et de la folie. Un spectacle comme une épure sans concession pour que résonne ce texte au plus profond de chacun.

 

Rideau. Le public est abasourdi.» La Montagne «La pièce de la journaliste visionnaire Kressmann Taylor… a fait l’effet d’une bombe. Présenté par la compagnie O’Navio Théâtre, …le spectacle n’a jamais joué sur le pathos pour s’imposer. Marquant les consciences des plus jeunes, puisqu’ils étaient debout lors du salut final…» La Montagne Creuse

 

 

OU VA L’EAU ?

Théâtre de 12 mois à 3 ans  • Durée 25 min • Avec Marie Blondel ou Caroline Cybula  • Adaptation et mise en scène Alban Coulaud  • Scénographie, costumes, objets Isabelle Decoux  • Lumières Martial Héneuche • Régisseur Didier Flamen

Elle était juste venue là pour récupérer son petit sac à pois. Elle qui voulait surtout ne pas se montrer… ne pas montrer le bout de son nez, le bout de son nez, tout cacher, pas montrer, non non non… elle qui a peur, peur des spectateurs, des petits bouts comme ça, jamais vu ça, jamais jamais, pas des comme ça, pas des hauts comme trois pommes avec des yeux ouverts grand comme ça.
Mais voilà qu’elle est coincée-là. Coincée là ? La faute à qui la faute à quoi ? Du petit sac à pois ? Coincée là dans tout ce blanc, c’est pas bien rassurant… quand soudain… Que voici que voilà, barbotant là, dans la marre ? que voici que voilà, barbotant là, un canard… et ce monde tout blanc commence à tourner bizarrement…

 


MERCERIE

Avec Camille Roulaud • Création Originale et mise en scène Alban Coulaud  • Scénographie, costumes et accessoires Isabelle Decoux • Vidéo Paul Eguisier • Lumières Didier Flamen • Construction René Paltrier

L’usine a fermé. La couture, elle ne connaît que ça. Et les philosophes. Mais ça, ça ne fait pas manger et surtout, elle n’ose pas trop en parler. Alors elle a ouvert son petit commerce, douze mètres carrés, quelques bobines, écheveaux, coupons de tissus, aiguilles à coudre, à broder, à tricoter, le tout acheté avec ses petites économies, sa prime de licenciement, et le petit crédit. Il ne lui reste plus qu’à attendre… le chaland, le facteur, la visite des copines de la manufacture, le printemps, attendre que son jules revienne, que les enfants apellent, attendre le coup de fil du docteur… En attendant, elle lit Kant, Descartes et Confucius, et se tricote un univers, se brode à petits points une vie meilleure pour découdre le fil de sa solitude… 

 


DANS MA MAISON DE PAPIER J’AI DES POEMES SUR LE FEU

D’aprés Philippe Dorin • Théâtre à partir de 8 ans • Mise en scène et scénographie Alban Coulaud • Avec Elise Hôte, Alexandra Teracher et Paul Eguisier

En quelques mots, une petite fille construit sa maison imaginaire. Elle s’assoit à l’intérieur et éteint la lumière. Deux secondes plus tard, elle est devenue une vieille dame, mais elle porte toujours ses chaussures d’enfants. «C’est l’heure de mourir» annonce le promeneur. La vieille dame demande à retrouver, le temps d’une pensée, la petite fille qu’elle était pour lui remettre ses chaussures d’enfant qu’elle a encore aux pieds. Le promeneur accepte, mais la petite fille ne veut plus laisser partir la vieille dame, et demande sans cesse à la lumière de revenir. Elle ne doit pas, c’est dangereux, le promeneur pourrait revenir.  Pendant toute une nuit de songes, elles vont parler ensemble…

Philippe Dorin écrit des pièces de théâtre pour les enfants depuis 25 ans. C’est un inventeur, qui crée beaucoup à partir de peu. Peu de mots, peu de personnages, peu de situations. Un théâtre où les mots, le silence et l’humour font bondir les pensées. 

Production compagnie O’Navio théâtre avec le soutien de la Compagnie du Désordre / Les auteurs vivants ne sont pas tous morts.   

 

L’EGAREE

Texte et Mise en scène Alban Coulaud • Scénographie et Costumes Isabelle DecouxThéâtre à partir de 8 ans • Avec Sandrine Guillou et Marie Blondel
DE L’EXTÉRIEUR D’abord entrer. Faire le pas. Une chambre d’hôpital, sans doutes. Machines, petits pas dans les couloirs. Une infirmière nous accueille.
A L’INTÉRIEUR Hésiter, bien sûr, puis s’asseoir. Envelopper l’espace de son regard.
Est-ce un lit ou un bateau ? Un lit bateau ? Il est échoué au milieu de nul part. Nul part ? Un sous-bois ? Une mer solide ? Quel est cet endroit ? Sur le lit, une naufragée. Seule. Elle attend. Depuis combien de temps ? Ce temps-là est-il suspendu ? Est-ce elle qui retient le temps, ou le temps qui la retient ici, en vie ? La mousse et le lierre commencent à pousser sur son lit bateau… la végétation n’envahit pas, n’étouffe pas : elle protège et prend son temps pour la prendre dans ses bras. Frémissant de printemps, un pommier a poussé à travers le lit. 

 


BLANCHE LA NUIT

Théâtre tout public à partic de 7 ans • Durée 50min • De Filip Forgeau
Avec Soizic Gourvil, Hervé Herpe et Yves-Robert Viala • Mise en scène Alban Coulaud • Scénographie et costumes Isabelle Decoux • Musique originale Christophe Roche • Chant Odile Bertotto • Création lumières Philippe Laurent • Son et régie générale Fabrice Chaumeil • Collaboration artistique Caroline Cybula • Construction René Paltrier 

« Dans le temps, est-ce que ça veut simplement dire dans le passé ? Et de quel temps sommes-nous ?
Du temps qu’il fait ? Sommes-nous suspendus au temps ? Sommes-nous des épingles à linge sur un fil ? Le fil du temps frémit-il au vent ?
« Je n’en sais rien, mais je veux tout savoir » répétera Blanche…
Au milieu de toutes ces questions, l’histoire de Blanche raconte l’histoire d’une petite fille perdue dans l’espace-temps, comme l’enfant qui est en nous est perpétuellement perdu dans ses rêves et ses cauchemars, dans l’interrogation de ses origines et de ses destinations…
L’histoire de Blanche La nuit est une histoire sur l’enfance. Une pièce d’enfance plutôt. Une pièce d’enfant perdue, aussi.

“Ce spectacle, inclassable, fragile comme l’abord d’un monde qui nous accueille petit, a conquis un public venu se sortir de ses certitudes.” André Clave – L’Echo du centre